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Paul Marouzé

COP23 : des enjeux environnementaux et sociaux étroitement liés

Après la signature de l’Accord de Paris sur le climat en 2015, les représentants des 196 Etats signataires se retrouvent à Bonn, en Allemagne, pour la COP23 présidée par un « petit » Etat du Pacifique, les îles Fidji, menacé par la montée des eaux, afin d’alerter sur l’urgence climatique avec l’objectif de concrétiser ce traité. L’Accord de Paris est ratifié par 168 pays, dont les 28 Etats membres de l’Union Européenne. Les pays l’ayant ratifié cumulent ensemble 84% des émissions mondiales. Selon l’ONU Environnement (UNEP), nous allons vers une trajectoire de réchauffement du climat à plus de 3°C si les Etats ne s’engagent pas dès aujourd’hui, à respecter leurs objectifs climatiques.

Le président de cette COP23, le premier ministre fidjien, Frank Bainimarama, a déclaré que “la souffrance humaine causée par un nombre accru d’ouragans, de feux de forêt, d’inondations et de menaces pour la sécurité alimentaire, qui sont la conséquence du changement climatique, montre qu’il n’y a pas de temps à perdre”…

Pendant une semaine, les délégations vont travailler pour mettre en application l’Accord de Paris entré en vigueur en 2016 et dont l’un des buts est la fin de l’utilisation des énergies fossiles au XXIe siècle au profit des énergies renouvelables telles l’éolien ou le photovoltaïque. Selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), le charbon fournit un tiers de l’énergie utilisée dans le monde.

D’après la nouvelle étude de l’ONG Oxfam, intitulée “Déracinés par le changement climatique”, les populations des pays à revenu faible et intermédiaire sont en moyenne cinq fois plus susceptibles d’être déplacées à cause de catastrophes climatiques que les habitants des pays à revenu élevé. Le rapport évalue à 14 millions le nombre de déplacés dans les pays les plus pauvres, contre un million dans les pays développés. L’extrême inégalité face au changement climatique touche les populations les plus démunies, qui sont rarement les plus gros pollueurs. Les individus à faible revenu, notamment, les femmes, les enfants et les peuples autochtones sont souvent les plus vulnérables aux catastrophes naturelles. Les ouragans dans les Caraïbes nous ont récemment rappelé la puissance destructrice des phénomènes naturels amplifiés par le réchauffement climatique.

Malgré ces constats, cette COP23 s’annonce compliquée suite à la déclaration au mois de juin du Président des Etats-Unis, Donald Trump, affirmant vouloir se désengager de l’Accord de Paris. Le président américain souhaite encourager les industries nationales du charbon et du pétrole de schiste. En revanche, un retrait formel des Etats-Unis, dont l’ancien Président Barack Obama s’est assuré de ratifier l’Accord l’an dernier, ne sera pas effectif avant novembre 2020, soit au moment des prochaines élections américaines. De plus, la délégation américaine à Bonn sera dirigée par Thomas Shannon, un diplomate qui avait déclaré que le changement climatique “est l’un des défis les plus importants du monde”.

Phitrust suit de près les discussions de la COP23. En effet, nous croyons qu’il est possible de financer des projets innovants qui ont pour but de réduire la pollution, et décarboner l’économie, mais aussi de soutenir les communautés vulnérables en favorisant l’emploi, la formation et la réinsertion. En France, nous pouvons réduire notre impact sur le climat en investissant dans les sociétés qui s’engagent à limiter leur impact environnemental. La lutte contre le changement climatique offre par ailleurs une opportunité de créer des emplois durables, qui amélioreront notre société dans un futur proche. Il est nécessaire de développer les solutions de demain pour offrir un monde meilleur aux générations futures.

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