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Filières essentielles à réinventer : quand des entrepreneurs repensent l’accompagnement à domicile des personnes âgées

Il y a un peu plus d’un an, Myriam El Khomri publiait son rapport sur l’attractivité des métiers du grand âge. Celui-ci faisait le constat d’une forte augmentation des besoins avec 93 000 postes à créer à l’horizon 2025, 260 000 professionnels à former sur la même période. La crise sanitaire et sociale a été un accélérateur de prise de conscience du caractère essentiel de ces métiers. Avec quels horizons ? Dès 2016, 3 entrepreneurs créaient Alenvi avec l’ambition d’humaniser l’accompagnement à domicile des personnes âgées.

Une profession mal-aimée ?

Malgré un gisement d’emploi important, le métier d’aide à domicile n’attire plus, en témoigne la baisse de 25% des candidatures aux concours d’accès aux professions d’aide-soignant et d’accompagnement éducatif. Ce désamour a plusieurs raisons :

> Des métiers avant tout mal connus et peu considérés

> Des rémunérations peu attractives avec un démarrage au SMIC voire en dessous. En conséquence, un taux de pauvreté élevé parmi ces métiers, par exemple 17,5% de ménages pauvres parmi les intervenants à domicile contre 6,5% en moyenne pour l’ensemble des salariés

> Des conditions d’exercice difficiles (postures, trajets longs et fréquents…) qui se traduisent par une fréquence des accidents du travail et de maladies professionnelles trois fois supérieurs à la moyenne.

Malgré des efforts des pouvoirs publics, ces derniers se heurtent souvent à la complexité d’un secteur éclaté entre acteurs privés, associatifs, relevant de l’ESS etc.

Une lente prise de conscience

Face à la crise, les aides à domicile ont fait partie de la « deuxième ligne », celle qui a continué à faire marcher une France confinée. Aux côtés d’une population extrêmement vulnérable et isolée, elles ont été le seul contact humain de beaucoup de personnes âgées. Elles sont aussi parmi les populations qui ont payé le plus lourd tribut à la crise avec 6175 cas de COVID19 répertoriés au 14 mai 2020 et 5 décès au 25 janvier 2021. Malgré ces chiffres, les auxiliaires de vie sont ainsi exclus de la prime Covid-19 de l’Etat et ne perçoivent pas non plus la hausse de salaire négociée dans le cadre du Ségur de la Santé.

Dans ce contexte, plusieurs acteurs tirent la sonnette d’alarme comme 4 des fédérations associatives de l’aide à domicile. Réunies sous la bannière « Urgence Domicile », ils ont lancé le 27 janvier 2021 une campagne d’interpellation des pouvoirs publics. Quelques semaines plus tôt, plusieurs voix s’étaient élevées pour une meilleure rémunération de ces métiers.

Vers un changement systémique

Si le constat peut sembler sombre, il existe néanmoins de nombreuses initiatives qui « à bas bruit » tentent de faire émerger des solutions pérennes permettant de répondre aux enjeux du « Care » et d’une meilleure valorisation de ces métiers. Dans ce cadre, la consultation lancée par Make.org sur la place des personnes âgées dans la société (sous l’égide du Ministère chargée de l’autonomie) est emblématique. En quelques semaines, plus de 45 000 participants ont pu formuler plus de 1600 propositions.


D’autres acteurs entrepreneuriaux comme Alenvi  ont décidé de transformer le métier d’auxiliaire de vie. Au travers une raison d’être statutaire: “humaniser l’accompagnement des personnes qui ont besoin d’aide et de soins, en valorisant les professionnels et en réconciliant les enjeux humains et économiques du secteur“, raison d’être qui se décline concrètement en  6 objectifs environnementaux et sociaux. L’entreprise entend démontrer qu’il est possible de mettre en place un modèle capable de faire face à la demande croissante d’accompagnement tout en renouant avec la nature profondément humaine des métiers concernés.

Ces 6 objectifs sont :  

1. Améliorer en continu les conditions de travail des professionnels de l’accompagnement.

2. Utiliser le dialogue, la subsidiarité (autonomie maximale des professionnels) et l’accès à la formation pour réinventer les métiers de l’accompagnement.

3. Rompre l’isolement social et créer des liens humains autour des publics que nous accompagnons.

4. Donner accès aux innovations d’Alenvi à tous les publics, quelles que soient leurs ressources.

5. Co-construire en transparence des solutions pour transformer le secteur et contribuer au mouvement d’organisations au service du bien commun.

6. Cultiver la sobriété et minimiser l’impact environnemental de nos actions.

Ce faisant, Alenvi démontre qu’il est possible de mettre en place un modèle capable de faire face à la demande croissante d’accompagnement tout en renouant avec la nature profondément humaine des métiers concernés. 

Pour découvrir ce nouvel acteur, récemment primé par le Prix de l’Entrepreneur social de l’année du BCG, confronter les points de vue et explorer les ambitions et financements mobilisables, Phitrust organise le 23 février un débat sur les enjeux des entreprises du « care ».

Plus d’infos : https://www.phitrust.com/actualites-2/impact-societal/evenement-les-entreprises-du-care-revolutionner-et-revaloriser-des-metiers-essentiels-ambitions-et-financements/

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