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Phitrust

La croissance des entreprises sociales

La 8ème édition du Global Social Business Summit, organisée par le Yunus Centre, se déroule cette année à Paris, en partenariat avec la Mairie de Paris. Du 4 au 9 novembre, plus de 1 000 intervenants inspirants et dirigeants de grandes sociétés, ainsi que des membres du gouvernement et des chercheurs académiques vont pouvoir collaborer et réfléchir à des solutions pour réduire la pauvreté dans le monde grâce à des initiatives d’entrepreneuriat social. Le président de Phitrust, Olivier de Guerre, a participé à une table ronde organisée par BNP Paribas sur  la croissance des entreprises sociales par l’investissement dans le capital et la dette. Le cofondateur de Lemon Tri, Augustin Jaclin, était également présent et a expliqué le concept de sa société innovante, qui permet de recycler de façon ludique les bouteilles d’eau en plastique, ainsi que les canettes en aluminium grâce à des machines de compactage placées sur des lieux publics, tout en formant des personnes en réinsertion sociale et professionnelle.

Le concept du « Social Business » a été développé par Muhammad Yunus, un économiste et entrepreneur du Bangladesh qui a créé une des premières institutions de microfinance en Asie du Sud, la Grameen Bank, à la fin des années 1970. Grâce à son projet de créer la « banque des pauvres », développé avec des étudiants au Bangladesh,  pour intégrer l’économie informelle dans l’économie réelle, il a obtenu le Prix Nobel de la paix en 2006. Son rêve est de « mettre la pauvreté au musée ».

L’objectif de la microfinance est, d’après la Banque mondiale, de fournir des services financiers abordables et de qualité, aux personnes à faible revenu afin de financer des activités lucratives, accumuler des actifs, stabiliser leurs dépenses de consommation et se prémunir contre les risques. À l’origine, la microfinance était étroitement liée au microcrédit des petits prêts accordés à des micro-entrepreneurs ayant des garanties limitées ou inexistantes. Mais elle a depuis évolué pour couvrir toute une gamme de produits financiers : micro-épargne, micro-assurance, paiements mobile, transferts d’argent, etc.

Les personnes vivant dans la pauvreté ont souvent des revenus irréguliers et imprévisibles. Ces personnes ont besoin de pouvoir accéder à une large gamme de produits et services financiers personnalisés en fonction de leur situation. Ils ont également besoin de surmonter les accidents de la vie (maladies, décès dans la famille, vols, catastrophes naturelles, etc.) qui les enferment dans le cercle vicieux de la pauvreté.

Phitrust croit au modèle économique de la microfinance. Un de nos premiers investissements était dans Microfinance Solidaire, lié à l’association française Entrepreneurs du Monde, qui permet à des milliers de femmes et d’hommes en situation de grande précarité d’améliorer leurs conditions de vie. Ainsi, Microfinance Solidaire finance la création et le développement d’institutions de microfinance (IMF) sociale et d’accès à l’énergie pour les familles les plus pauvres dans les pays en développement. Phitrust a aussi investi chez Permicro en Italie (une IMF dédiée aux populations immigrées) et CoopMed (un fonds investissant dans des IMF du pourtour méditerranéen). Ces modèles permettent d’investir d’une façon utile pour la société, mais également d’obtenir un retour sur investissement intéressant.

Dans une logique d’investissement social et solidaire, il est primordial de s’assurer que les projets aident réellement les individus et leurs communautés à sortir de la pauvreté.  Ainsi, il est indispensable de mesurer leur impact régulièrement afin d’évaluer leur efficacité, améliorer leur conception et optimiser leur impact. Lorsque Phitrust investit dans une société, la mesure d’impact social se met en place conjointement avec les dirigeants de la société afin de déterminer ensemble les objectifs et critères d’impact social et environnemental les plus pertinents.

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