Actualités

Actu

Retour
Phitrust

[Les Echos] « L’indépendance des conseils d’administration progresse »

Loïc Dessaint, directeur général de Proxinvest, est revenu sur les grands sujets de la saison 2018 des assemblées générales.

Quel bilan tirez-vous de cette saison des assemblées générales ?

Parmi les sujets récurrents de contestation figurent les dispositifs anti-OPA. Beaucoup de minoritaires votent contre. Malheureusement, les bons d’offre, qui devraient nécessiter les deux tiers des voix, puisqu’ils touchent au capital, peuvent, par exception, être adoptés à la majorité simple. Cet instrument totalement dissuasif, interdisant toute offre publique non agréée par le conseil, pèse sur la valorisation boursière. En effet, que la société soit bien ou mal gérée, les investisseurs savent qu’il n’y aura jamais d’OPA. Des actionnaires de référence acceptent parfois cette protection pour donner le temps aux dirigeants de mener une stratégie de long terme. Il est vrai que le marché sanctionne parfois trop vite. Mais si une offre à bas prix est déposée, le délai de convocation d’une AG est réduit et permet de demander un soutien aux actionnaires.

D’autres sujets ont-ils retenu votre attention ?

Les règles antidilution sont désormais mieux respectées, avec un plafond souvent fixé à 10 % du capital pour les augmentations de capital sans droit préférentiel de souscription. Cela a pris des années. Il ne faudra jamais relâcher la vigilance ! Nous recommandons d’accepter les demandes d’émission dans cette limite de 10 %, car, avec une décote de 5 % au maximum, le cadeau des anciens actionnaires aux nouveaux se limite alors à 0,5 % de la capitalisation. Mais c’est quand même beaucoup. Certains de nos clients fixent la limite à zéro dans leur politique de vote.

Nous nous interrogeons, par ailleurs, sur les demandes d’autorisation de rachat des actions propres. C’est autant d’argent en moins pour le dividende et cela amène à se demander si la société n’est pas en panne d’idées d’investissement. En outre, des études ont montré que les dirigeants ont tendance à payer trop cher les actions, selon un mauvais timing.

 

Lire la suite sur LesEchos.fr

 

 

Recevoir la newsletter Phitrust

Civilité *:

Je souhaite recevoir les newsletters suivantes *: