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[Impact Actionnarial] Phitrust pose plusieurs questions à l’AG de Vivendi

Depuis plusieurs années, Phitrust estime que la gouvernance de Vivendi n’est pas satisfaisante et a posé plusieurs questions écrites à l’Assemblée Générale du 15 avril 2019.

I. Sur la répartition des fonctions de direction : Yannick Bolloré préside à la fois le Conseil de surveillance de Vivendi et est le PDG d’Havas, filiale opérationnelle détenue intégralement par Vivendi, ce qui fait apparaitre un conflit d’intérêt patent. Par ailleurs, deux dirigeants du groupe Bolloré, MM. Gilles Alix et Cédric de Bailliencourt, siègent en tant que membres du Directoire de Vivendi. Le Conseil de surveillance de Vivendi se retrouve donc en position de contrôle sur les représentants de son actionnaire principal qui jouent un rôle opérationnel dans la société contrôlée.

Phitrust s’étonne également de l’absence de femmes parmi les sept membres du Directoire de Vivendi alors que le Conseil de surveillance est composé de six femmes parmi douze membres.

II. Sur le droit de vote double et la prise de contrôle : Phitrust a de nouveau fait part de sa position concernant le droit de vote double, qui ne sert qu’aux actionnaires voulant prendre le contrôle de la société sans lancer d’OPA. Le cas est d’autant plus évident en ce qui concerne le groupe Bolloré. Dans le cadre de la cession d’UMG, Vivendi a annoncé une offre publique de rachat d’actions (OPRA) suivie d’une annulation des actions pour 25 % du capital. Le groupe Bolloré pourrait une nouvelle fois demander à l’AMF une dérogation de lancement d’offre publique obligatoire au titre d’un « franchissement de seuil passif », et de fait devenir l’actionnaire de contrôle sans avoir lancé d’OPA au détriment des actionnaires minoritaires. Le groupe Bolloré contrôlant Vivendi et pesant fortement à son AG, il s’agirait alors d’une prise de contrôle orchestrée et qui nécessiterait le lancement d’une OPA.

III. Sur la rémunération du Président du Directoire : Le Conseil de surveillance n’a pas appliqué la politique de vote approuvée à l’Assemblée générale 2018, notamment la rémunération fixe de 1,2 M€ passée à 1,4 M€, soit 200 000 € de plus que prévu. Par ailleurs, cette politique de rémunération n’autorisait pas le versement d’une rémunération exceptionnelle de 390 000€ au Président du Directoire.

IV. Sur les conventions réglementées : Phitrust demande un éclaircissement sur l’ensemble des conventions réglementées sur le groupe Bolloré, ses holdings ou ses filiales avec des entités du groupe Vivendi.

Phitrust regrette par ailleurs le formalisme de convocation de la prochaine Assemblée générale : les délais restreints dus à une convocation tardive, et les modalités de dépôt de résolutions et de questions écrites ont eu pour conséquence de limiter le droit d’expression des actionnaires. Phitrust a alerté l’AMF sur l’ensemble de ces sujets.

Phitrust espère que les dirigeants de Vivendi apporteront des réponses précises et détaillées à ces questions, ce qui serait apprécié de l’ensemble des actionnaires et investisseurs institutionnels.

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